La croissance du croissant | Europain
22 juillet 2019

La croissance du croissant

Entre 2012 et 2017, le chiffre d’affaires du secteur a doublé, atteignant les 2 milliards d’euros. D’après une étude des Echos Etudes de février 2019, le «made in France», tient un rôle majeur dans cette expansion du marché. Délifrance, un des leaders mondiaux, l’affirme : « Le savoir-faire français et la qualité des matières premières sont de véritables atouts, le croissant est un produit iconique français. »
Aux États-Unis, le succès du croissant est incontestable. Arrivée dans les années 1980 grâce à la célèbre entreprise américaine Sara Lee, cette viennoiserie est devenue un produit culte jusqu’à avoir sa journée nationale, célébrée le 30 janvier. Et le croissant n’a pas fini de combler l’appétit des Américains : en 2018, 138 millions d’entre eux en ont consommé, un nombre qui devrait grimper à 142 millions en 2020, selon l’institut de sondage The Statistical Portal. 
En Asie aussi, les boulangeries se multiplient. Parmi les pays les plus friands de viennoiseries occidentales : le Japon, la Corée du Sud ou encore la Chine. Les boulangers français – artisans ou industriels – misent donc sur l’export. C’est le cas de Bridor, filiale du groupe Le Duff, qui vend croissants et pains au chocolat dans plus d’une centaine de pays. L’entreprise bretonne réalise plus de 70 % de son chiffre d’affaires à l’étranger, un chiffre qui progresse de 20 % chaque année depuis dix ans, selon Le Monde du Surgelé. En 2018, Bridor a misé sur le développement d’une gamme biologique et d’une gamme de viennoiseries premium, pour fournir les grands restaurants et hôtels. De son côté, le Français Éric Kayser a lui aussi investi dans 120 boutiques à l’étranger, où il propose des créations « maison », comme le croissant au thé vert au Japon, ou le croissant aux amandes aux États-Unis. 
 

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